Tenir des chambres d'hôtes, c'est cumuler plusieurs métiers : femme de chambre, restaurateur (si table d'hôtes), jardinier, parfois maître nageur informel pour la piscine. Chaque rôle a ses risques. Le ménage des chambres concentre des troubles musculo-squelettiques bien documentés par l'INRS dans le secteur de l'hôtellerie. La cuisine ajoute brûlures et coupures. L'extérieur amène les machines (tondeuse, débroussailleuse) et les produits de piscine.
Le DUERP n'est pas qu'une formalité administrative. C'est ce qui structure votre choix d'aides au ménage (chariot, lits relevables), votre formation au poste pour les saisonniers, votre gestion des produits chimiques (ménage, piscine) et votre procédure pour les périodes hors saison où vous êtes seul·e sur place.
Sanctions classiques : 7 500 € pour une personne morale, 15 000 € en récidive. Le risque est souvent sous-estimé en chambres d'hôtes parce que la structure est petite et familiale. L'inspection du travail vérifie pourtant le DUERP comme dans n'importe quel autre secteur dès qu'un salarié, même saisonnier, est employé.