Kinésithérapeutes et ostéopathes sollicitent intensément leur dos, leurs épaules et leurs mains : transferts et mobilisations de patients, postures penchées, gestes manuels répétés et soutenus. Les troubles musculo-squelettiques sont la première menace du métier, à laquelle s'ajoutent la charge mentale de la relation de soin et, pour beaucoup, les déplacements à domicile.
Le DUERP n'est pas qu'une formalité. C'est le document qui structure l'aménagement du cabinet, le recours aux aides techniques, l'organisation des plannings et la prévention du risque routier pour les praticiens qui exercent à domicile. Sans inventaire écrit, ces leviers restent inexploités.
Sanctions en cas d'absence : 7 500 € pour une personne morale, 15 000 € en récidive. Surtout, les TMS représentent à eux seuls plus de 80 % des maladies professionnelles reconnues : un kinésithérapeute qui s'abîme le dos, c'est une activité menacée.