Aller au contenu
Offre exceptionnelle : votre DUERP est 100% gratuit en ce momentau lieu de 39
← Tous les articles
Article · MéthodePublié le 14 mai 2026 · 6 min de lecture

Comment faire un DUERP : les bases en 5 minutes

Le DUERP fait peur parce qu'on l'imagine comme un audit. C'est en réalité un inventaire structuré, et la méthode tient en cinq étapes que vous pouvez suivre vous-même.

En 30 secondes

La méthode, condensée

  • Étape 1 : listez vos unités de travail (atelier, bureau, salle, poste mobile).
  • Étape 2 : pour chaque unité, inventoriez les risques auxquels vos salariés sont exposés.
  • Étape 3 : cotez chaque risque en croisant gravité et fréquence pour obtenir la criticité.
  • Étape 4 : notez les mesures de prévention en place, puis le plan d'actions à mener.
  • Étape 5 : datez le document, conservez chaque version, mettez-le à jour quand l'activité change.

Avant de commencer

Ce qu'on vous demande, au juste

Le DUERP transcrit par écrit les résultats de votre évaluation des risques. C'est la définition de l'article R.4121-1 du Code du travail. L'évaluation elle-même, c'est-à-dire le fait de regarder votre activité et de repérer ce qui peut blesser ou rendre malade vos salariés, est à votre charge au titre de l'article L.4121-3.

Rien d'ésotérique là-dedans. Pas d'audit ISO, pas de vocabulaire d'ingénieur sécurité. Un dirigeant qui connaît son métier sait déjà où sont les dangers : la friteuse qui brûle, le carton trop lourd, le sol qui glisse, le client qui s'énerve au comptoir.

Le travail consiste à mettre tout cela noir sur blanc, de façon ordonnée, et à décider quoi faire en priorité. La méthode ci-dessous structure exactement cette démarche.

La méthode

Faire son DUERP en 5 étapes

Ces cinq étapes s'enchaînent dans l'ordre. Chacune s'appuie sur la précédente : sans unités de travail, pas d'inventaire propre ; sans inventaire, pas de cotation possible.

  1. 1

    Lister vos unités de travail

    Découpez votre activité en groupes homogènes : un atelier, un bureau, une salle, un poste mobile. Chaque unité rassemble des salariés exposés aux mêmes risques. C'est le squelette du document.

  2. 2

    Inventorier les risques, unité par unité

    Pour chaque unité, passez en revue ce qui peut blesser ou rendre malade : chutes, manutention, machines, produits chimiques, bruit, charge mentale. Les familles de risques de l'INRS servent de check-list.

  3. 3

    Coter chaque risque

    Attribuez à chaque risque un niveau de gravité et une fréquence d'exposition. Le croisement des deux donne la criticité, qui sert à classer les priorités.

  4. 4

    Noter les mesures et bâtir le plan d'actions

    Écrivez ce qui protège déjà vos salariés (équipements, consignes, formations), puis ce qui reste à faire. Chaque action reçoit un responsable nommé et une échéance.

  5. 5

    Dater, conserver, mettre à jour

    Datez la version, gardez-la, révisez le document quand l'activité change. La trace dans le temps compte autant que le contenu en cas de contrôle ou d'accident.

Zoom sur l'étape 1

Bien découper ses unités de travail

Le découpage en unités de travail est l'étape que les dirigeants ratent le plus souvent. Deux erreurs reviennent : tout regrouper dans une seule unité « entreprise », ou à l'inverse créer une unité par salarié.

Une unité de travail, c'est un espace ou une activité qui rassemble des risques semblables. Prenez un garage : l'atelier mécanique, la cabine de peinture et l'accueil n'exposent pas du tout aux mêmes dangers. Trois unités, trois inventaires distincts. À l'inverse, deux mécaniciens côte à côte sur le même pont relèvent de la même unité.

Exemple : un garage automobile

  • Atelier mécanique : machines-outils, manutention, produits, postures.
  • Cabine de peinture : risque chimique, poussières, projections, incendie.
  • Accueil et showroom : écran, agression verbale, charge mentale.

Le bon réflexe : suivez la réalité du terrain. Si deux postes partagent les mêmes risques, regroupez-les. S'ils diffèrent nettement, séparez-les. Un modèle sectoriel pré-rempli vous donne un découpage de départ déjà éprouvé pour votre métier.

Zoom sur l'étape 3

Coter un risque : gravité, fréquence, criticité

La loi ne vous impose aucune grille de cotation. L'article L.4121-3 du Code du travail met l'évaluation à votre charge, mais vous laisse libre de la méthode. La plus répandue croise deux échelles, parce qu'elle est simple et lisible.

La gravité mesure les conséquences si le risque se réalise. La fréquence mesure à quel point vos salariés y sont exposés. Une échelle à quatre niveaux sur chaque axe suffit largement pour une TPE.

Gravité

  • 1 · Bénin : gêne passagère, soin léger sur place
  • 2 · Sérieux : blessure avec arrêt de travail court
  • 3 · Grave : arrêt long, séquelle possible
  • 4 · Très grave : invalidité permanente ou décès

Fréquence

  • 1 · Rare : exposition exceptionnelle
  • 2 · Occasionnel : quelques fois par an
  • 3 · Fréquent : exposition hebdomadaire
  • 4 · Permanent : exposition quotidienne ou continue

La criticité est le produit des deux, sur une échelle de 1 à 16. Plus le score est haut, plus le risque remonte en tête du plan d'actions. Dans une cuisine de restauration rapide, une brûlure sur friteuse est grave et l'exposition quotidienne : criticité haute, action prioritaire. Une coupure légère au couteau est fréquente mais bénigne : criticité plus basse.

Une nuance à garder en tête : le calcul oriente, il ne décide pas à votre place. Un risque de gravité maximale, même rare, mérite votre attention en priorité. La cotation hiérarchise, votre jugement tranche.

Outils

Modèle pré-rempli ou page blanche ?

Vous pouvez partir d'une page blanche. C'est faisable pour une activité simple, avec une ou deux unités de travail. Le risque, c'est l'oubli : sans liste de référence, on passe à côté de familles entières de risques, le bruit ou la charge mentale par exemple.

Un modèle sectoriel change la donne. Il propose les unités de travail typiques de votre métier et coche les risques courants. Vous partez d'une base complète, puis vous retirez ce qui ne vous concerne pas, au lieu de chercher dans le vide.

Que vous utilisiez un tableur, un modèle de l'INRS ou un service en ligne, le Document Unique reste le vôtre. La forme est libre. C'est le contenu, fidèle à votre activité réelle, qui compte aux yeux de l'inspection du travail.

Durée et suivi

Combien de temps ça prend, et après ?

Comptez une demi-journée à une journée pour un premier DUERP de TPE rédigé à la main, le temps de cartographier les unités et de renseigner chaque risque. Avec un modèle sectoriel déjà structuré, on descend bien en dessous.

Le DUERP n'est pas un document qu'on classe et qu'on oublie. L'article R.4121-2 du Code du travail fixe les moments de mise à jour : au moins une fois par an dans les entreprises d'au moins onze salariés, lors de tout aménagement important (nouveaux locaux, nouvelle machine, réorganisation), et dès qu'une information nouvelle sur un risque vous parvient.

En dessous de onze salariés, la mise à jour annuelle systématique n'est plus imposée depuis le décret n° 2022-395 du 18 mars 2022. L'obligation de réviser à chaque changement notable, elle, demeure.

Chaque version se conserve. La loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 fixe une durée de quarante ans, alignée sur la latence de certaines maladies professionnelles. Gardez vos versions successives, datées et accessibles aux personnes habilitées. Pour le cadre complet, le guide DUERP détaille obligation, contenu, conservation et sanctions.

Avec DUERP Gestion

Les cinq étapes, sans la page blanche

Suivre la méthode à la main fonctionne. Mais dès qu'il y a plusieurs unités de travail, des risques qui se recoupent et un plan d'actions à dater, le tableur devient vite illisible.

DUERP Gestion part de votre secteur. Le formulaire propose les unités de travail typiques de votre métier, coche les risques associés selon les fiches de l'INRS, et calcule la criticité au fur et à mesure. Vous éditez ce qui vous concerne, vous validez, vous recevez le PDF structuré par email.

Page de garde, unités de travail, inventaire des risques, cotation gravité × fréquence, mesures en place, plan d'actions consolidé : la structure suit le cadre des articles R.4121-1 et suivants. Service exceptionnellement gratuit (au lieu de 39), sans inscription.

Questions fréquentes

Ce que les dirigeants demandent avant de se lancer

Les questions qui reviennent quand on s'apprête à rédiger son premier DUERP.

Peut-on faire son DUERP soi-même, sans consultant ?

Oui. L'article L.4121-3 du Code du travail met l'évaluation des risques à la charge de l'employeur, sans imposer ni intervenant extérieur, ni méthode particulière. Un dirigeant de TPE qui connaît son activité est légitime pour rédiger son DUERP. Une relecture par le médecin du travail ou le Service de Prévention et de Santé au Travail (SPST) reste recommandée avant diffusion.

Par où commencer quand on part de zéro ?

Par la liste des unités de travail. Tant que le découpage n'est pas posé, l'inventaire des risques part dans tous les sens. Recensez les espaces et activités de l'entreprise, regroupez ceux qui exposent aux mêmes risques, et vous obtenez la structure du document.

Combien d'unités de travail faut-il créer ?

Il n'y a pas de nombre attendu. Une unité de travail correspond à un groupe de risques homogènes : un garage en compte souvent trois (atelier, cabine de peinture, accueil), un cabinet de bureau peut n'en avoir qu'une. Le bon repère, c'est la réalité du terrain, pas un quota.

La loi impose-t-elle une grille de cotation des risques ?

Non. Le Code du travail n'impose aucune échelle. Le croisement gravité × fréquence est la méthode la plus répandue parce qu'elle est simple et lisible, mais vous restez libre de la cotation retenue, tant qu'elle permet de hiérarchiser les priorités.

Faut-il faire valider son DUERP par un organisme ?

Aucune validation externe n'est exigée pour qu'un DUERP soit valable. La responsabilité du document appartient à l'employeur (article L.4121-3). En pratique, une relecture par le SPST ou le médecin du travail sécurise le contenu et le rend plus solide en cas de contrôle.

À quelle fréquence faut-il mettre à jour son DUERP ?

L'article R.4121-2 du Code du travail prévoit une mise à jour au moins annuelle dans les entreprises d'au moins onze salariés, lors de tout aménagement important (locaux, matériel, organisation) et à chaque information nouvelle sur un risque. En dessous de onze salariés, la mise à jour annuelle systématique n'est plus imposée depuis le décret du 18 mars 2022, mais la révision à chaque changement notable demeure.

Sources

Références utilisées

Dernière vérification des références : 14 mai 2026. Le décret n° 2022-395 du 18 mars 2022, pris en application de la loi n° 2021-1018 du 2 août 2021, a précisé les modalités de mise à jour et de conservation du DUERP.

De la méthode au document, ce soir

Les cinq étapes guidées, un modèle sectoriel pré-rempli, le PDF structuré reçu par email en quelques minutes. Exceptionnellement gratuit (au lieu de 39), sans inscription.

Lire le guide complet du DUERP · Toutes les questions fréquentes